Sa formation initiale

Emmi Pikler commence ses études de médecine à Vienne (Autriche) en 1920 puis se spécialise en pédiatrie.

Sa thèse de pédiatrie porte sur le développement moteur de l'enfant au cours des trois premières années.

Elle prouve scientifiquement son hypothèse construite sur ses observations durant ses stages en milieu hospitalier, à savoir que l’enfant participe activement à son développement moteur si son environnement et l’accompagnement des adultes lui permettent de faire ses propres expériences corporelles. Sans apprentissage conduit par l’adulte, le petit enfant peut franchir toutes les étapes de la position sur le dos à la marche assurée, selon un ordre programmé génétiquement, mais à sa manière et à son rythme. Cette liberté de mouvement dans le respect de son rythme d’apprentissage personnel lui assure une aisance corporelle étonnante, des compétences remarquables pour évaluer les risques et trouver des solutions ajustées aux situations imprévues, une curiosité quasi scientifique pour ses capacités et la découverte de son environnement. Anna Tardos, directrice de l’Institut Pikler de 1998 à 2011 intitulera un de ses articles bien des années plus tard « Le bébé chercheur ». En éprouvant le sentiment de sa propre efficacité dans sa découverte de son corps et de son environnement l’enfant renforce sa confiance en ses capacités personnelles et une bonne image de lui-même.

 

Un exemple des observation d’Emmi Pikler en service hospitalier : elle remarque que les enfants venant aux urgences à la suite d’une fracture viennent beaucoup plus fréquemment de familles aisées, très protégés et limités dans leurs mouvements, que de familles du quartier ouvrier, libres de jouer dans la rue, et d’expérimenter leurs propres capacités et leurs limites.